 Non
loin du téménos, également en périphérie
méridionale de la ville romaine, un mithraeum fut édifié vraisemblablement à la
fin du IIe s. de notre ère. Il a été découvert
en 1993 à l’occasion de la construction d’un immeuble
et a pu être conservé dans son sous-sol, à la place
des caves projetées.
 
Dans
le cadre de visites accompagnées, il est présenté sous
forme d’un spectacle audiovisuel. Le mithraeum a des dimensions
de l’ordre de 23,36 m sur 8,95 m et devait avoir une apparence
austère car ses façades n’étaient apparemment
percées d’aucune fenêtre. Il se composait d’un
hall d’entrée (A) presque carré auquel on accédait
par une porte latérale. On y trouvait des foyers sur lesquels
on cuisait des aliments. Une sacristie, l’apparatorium (B), était
réservée dans un de ses angles. Du hall, on accédait
dans le saint des saints du sanctuaire, le spelaeum (C) en descendant
trois marches. Cette salle, longue de 14,40m était bordée
de deux banquettes (d) sur lesquelles s’allongeaient obliquement
les initiés pour participer notamment à des repas sacramentels.
Au fond du spelaeum se trouvait un podium (e) précédé de
quelques marches sur lequel étaient disposés des autels à offrandes
consacrés par des personnages importants de la cité.
Le tout était dominé par l’image de la tauroctonie,
représentation rituelle, toujours la même, figurant le
dieu Soleil invincible Mithra tuant le taureau blanc en lui enfonçant
un poignard au défaut de l’épaule.
   A
Martigny, fait exceptionnel, cette tauroctonie était composée
d’éléments en bronze disparates. Les nombreux objets
votifs découverts (plus de 2000 monnaies, des fragments de cristal
de roche, des récipients en terre cuite, etc.) et les constats
archéologiques indiquent que le mithraeum, édifié vraisemblablement
enter 150 et 200 apr. J.-C., fut détruit en deux phases par
les premiers chrétiens dès le début du Ve s.
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