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Du moyen âge aux temps modernes

De la forteresse primitive à la cité marchande romaine

Moyen Age et temps modernes

Carrefour commercial et carrefour des idées, Octodure croise les chemins de la pensée occidentale et de la diffusion du christianisme. Il s'agit de l'héritage le plus durable légué par les Romains. On comprend dès lors pourquoi, vers 380 et sous l'impulsion de saint Théodore, s'y établit le premier évêché de Suisse. Les fouilles récemment effectuées sous l'église paroissiale de Notre-Dame-des-Champs ont mis au jour

les fondations de cette basilique épiscopale, ainsi qu'un baptistère paléo-chrétien.

Avec le morcellement de l'Empire au 5ème siècle, les Burgondes prennent place en ces lieux. Alliés des Romains contre la menace des Huns, ils apparaissent comme les plus doux des nouveaux peuples d'alors. Nous leur devons le maintien de l'ordre des Alpes jusqu'à la Saône, la sauvegarde de la langue romaine - raison pour laquelle nous parlons français - et la fondation du monastère d'Agaune (Saint-Maurice), métropole monastique du nouveau royaume.

Au 6ème siècle, débute une période sombre pour la cité. Deux nouveaux envahisseurs s'y succèdent, les Francs et les Lombards - et les fléaux s'y multiplient: froids intenses, insuffisance des récoltes et inondations de la Dranse, incendies et épidémies, autant de vicissitudes qui mettent fin à l'aisance de la cité octodurienne. Face à la précarité des lieux et à la violence des derniers envahisseurs, l'évêque Héliodore choisit alors de quitter le site; entre 549 et 585, il s'installe définitivement à Sion, sur les hauteurs de Valère, à l'abri des invasions et de la fureur des flots.

Un voile d'oubli de cinq cents ans se pose alors sur la ville; la population, réduite et dénuée d'influence, retourne sur les coteaux de la colline Saint-Jean et du Mont-Ravoire. Seules subsistent dans la plaine quelques granges et l'église de Notre-Dame-des-Champs, témoin isolé d'une époque révolue.

A partir du 12ème siècle, Octodure change progressivement de nom et devient Martigny. Enclave épiscopale égarée en terres savoyardes, la région attise les convoitises et endure les guerres entre l'évêque de Sion et les comtes de Savoie. Le château de La Bâtiaz, construit au milieu du 13ème siècle, est le témoin visible de ces temps tourmentés qui dureront trois siècles.


Ainsi, au 14ème siècle, Martigny est savoyarde; au 15ème , elle est sous la tutelle des Sept Dizains valaisans. A cette époque, la ville reçoit par deux fois ses libertés et ses franchises: en 1338 des princes-évêques et en 1399 des comtes de Savoie. Le droit de foire, quant à lui, est octroyé à la ville en 1392 par Bonne de Bourbon, comtesse et régente de Savoie. S'ouvre alors une période plus calme et plus prospère. Et le travail qui fut celui des Martignerains de tous les siècles peut continuer: le renforcement des digues de la Dranse.

Durant le 17ème siècle se construisent plusieurs oratoires et chapelles, dont celles de La Bâtiaz et de Saint-Michel au Bourg. Entre 1643 et 1645 débutent aussi les travaux de la nouvelle église paroissiale, sise sur l'emplacement de l'ancienne. Faute de ressources, l'édifice ne sera achevé qu'en 1687. L'orientation du chevet et du choeur en est inversée, pour se trouver curieusement dirigée vers l'ouest: il s'agissait en fait de protéger l'édifice des inondations de la Dranse qui déferlaient de l'est.

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